Bonjour,
Roosevelt faisait remarquer à juste titre que personne ne peut nous blesser sans notre consentement, ou comme disait également Gandhi : « Ils ne peuvent pas nous enlever notre dignité si nous ne la leur cédons pas ». C’est notre consentement, notre volonté d’autoriser qu’il nous arrive ce qui nous arrive qui nous blesse en premier lieu.
C’est vrai que c’est difficile surtout quand on a pris l’habitude d’expliquer nos malheurs ou notre misère par les circonstances ou le comportement de quelqu’un d’autre. Dire aujourd’hui que nous sommes la conséquence des bons ou mauvais choix opérés hier demande du courage et de de l’honnêteté. C’est pourtant une clé essentielle si on veut passer un autre degré de conscience de soi qui nous emmènera sur le chemin des bons choix. Des difficultés financières, des douleurs physiques ou des chagrins sont des expériences pénibles mais qui n’affectent pas la profondeur de notre caractère qui est la base de notre identité.

La façon dont nous voyons le problème est notre problème.

On connait tous des exemples de personnes en phase terminale de cancer et qui gardent une force de caractère et un goût de la vie extraordinaire, c’est leur intégrité qui les inspire.
Il existe trois valeurs centrales dans la vie :
– l’expérience : ce qui nous arrive
– la création : ce à quoi nous donnons le jour
– l’attitude : notre réponse à des événements graves.
Il me semble que la plus grande des valeurs est la troisième. Ce qui est le plus important c’est bien la façon dont nous répondons à ce qui nous arrive. Est-ce que ce qui m’arrive (panne de voiture, maladie, licenciement, décès d’un proche, …) me sape le moral ou me fait peur ? Pour certaines personnes, il semble que le monde s’arrête de tourner ou qu’il n’est plus possible de faire quoi que ce soit. Ils semblent paralysés et sans ressort. Pour d’autres, ils considèrent la situation à sa juste proportion, regardent les solutions qui pourraient être disponibles et font en sorte que la situation s’améliore. On pourrait penser que ces gens sont insensibles ou qu’ils n’ont pas de cœur, alors qu’ils prennent en compte tout simplement la chose suivante : Est-ce que ce qui m’arrive je peux agir dessus ou est-ce que cela ne dépend pas de moi ?
Si vous regardez en détail les exemples ci-dessus : panne de voiture, maladie, licenciement, décès d’un proche…
Première valeur : l’expérience négative et désagréable
Deuxième valeur : qu’imaginons-nous à ce moment là ? Notre esprit aura tendance à envisager le pire ou à rejeter la situation, voire à mettre la tête dans le sable.
Troisième valeur : notre réaction et la réponse que nous envisageons.

L’attitude est déterminante

Pensez-vous être responsable directement de ces événements qui vous arrivent sans prévenir ? Non bien sûr.
Donc votre réaction sera déterminante dans votre façon de régulariser ces choses pénibles ou contrariantes. Il est évident que si vous êtes très impacté émotionnellement par votre voiture en panne, il y a de fortes chances pour que votre journée, voire votre semaine, soit mauvaise. Et il vous sera plus difficile de trouver les meilleures solutions, et à contrario si vous les mettez en place parce que vous avez gardé l’esprit ouvert et créatif, votre souci sera plus facilement géré.
Des difficultés génèrent de nouveaux cadres de référence sur nous et nous poussent à évoluer, à trouver de nouveaux chemins, en bref de grandir.
Notre nature nous pousse à agir et non à laisser les choses agir sur nous, prendre l’initiative c’est reconnaître que l’on peut provoquer les événements.
Beaucoup attendent que quelque chose ou que quelqu’un vienne les aider, et sans s’en rendre compte ils se mettent en situation de dépendance de leur environnement. Vous pouvez avoir besoin d’aide et de conseils bien sûr, et c’est même essentiel pour réussir, mais ils ne vous seront utiles que si vous passez à l’action.
Prenez votre vie en main, allez de l’avant et n’ayez pas peur de faire des erreurs.
Tout ne se passera pas comme prévu et c’est tant mieux, le sel de la vie sera là et il donnera du goût à vos journées. Vous grandirez à chaque fois que vous ferez le pas en avant, que vous vivrez ce léger déséquilibre qui fait avancer et découvrir votre plein potentiel.
Vous ressentirez les picotement de l’évolution et de la confiance en vous qui augmente un peu plus à chaque fois.

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